Journal de voyage

Carnet de voyage

Croisère chamanique sur l’Ucayali

5-20 octobre 2013

 

PREFACE

« A l’approche de notre premier voyage, au sein même de Terre de Colibris, notre association qui vient à peine de germer et que nous avons créé ensemble Marie- Rose et moi… une petite graine plantée dans une aventure de conscience, un peu folle où nous ne savons pas réellement où nous allions mais cette envie et ce désir fou de construire quelque chose de peu commun, de soulever des barrières, de se confronter à la réalité de notre société, de nos pensées et de nos désirs… au bout de longs mois de contacts, de travail, d’acheminement, de courage et de volonté, nous voilà enfin arrivés au jour J où tous les préparatifs, les bagages, nos désirs et les paperasses administratifs sont enfin jetés dans un sac pour nous envoler vers le ciel de l’autre côté de la Terre, traversant ce grand océan entre ciel et mer : L’Atlantique.

Nous voilà tous réunis, les 9 pèlerins, dans cette aventure… pour aller nous envoler dans cette immensité qui est le ciel pour aller nous confronter à notre nature qui nous attend : L’Amazonie…».

Pascal Gontier

Jour 1 et 2 : Entre Ciel Et Terre

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Après 12 heures de vol direct Paris-Lima, nous voilà tous arrivés sur la terre ferme de la capital Lima, le cœur un peu barbouillé, la tête à l’envers et le cadran solaire qui ne tourne pas rond suite au décalage horaire. 

A cet instant précis, il est minuit à Paris et 18h à Lima.
Les neufs pèlerins en quête d’aventure ont tous la tête dans le sac. Nous marchons tous comme des zombies à la recherche des Taxis envoyés par l’auberge.
Enfin trouvé, nous chargeons nos bagages et partons vers notre destination, en longeant la côte du pacifique. Le ciel, gris et lourd, et les nuages nous tombent sur la tête.

Arrivés à l’auberge où chacun trouve sa place pour un petit repos où l’aventure commence déjà « coupure d’eau dans l’auberge ».
Petite balade autour du Parc Kennedy en quête de nourritures et de boissons chaudes et le dépaysement totale d’une ville qui nous ouvre ses bras de couleurs, d’effervescence, de brouhaha.

Le Lendemain matin, nous continuons notre voyage et notre destination pour un autre vol Lima/Tarapoto/Iquitos en survolant les Andes et le poumon vert de la Terre « La Selva».

Jour 2 et 3 : Iquitos et Marché de Bélen

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Nous voilà arrivé à bon port à notre hôtel à Iquitos où le reste de l’équipe nous attend : l’accompagnatrice – traductrice et notre ami chaman Shipibo. De grandes embrassades et accolades pour ses retrouvailles où chacun se présente.
Après une bonne douche pour éclaircir nos idées, nous voilà tous réunis autour d’une boisson rafraichissante pour poser les bases de notre projet et faire le point sur notre voyage et notre mission.

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Notre embarcation aura 2 jours de retard suite à une panne de moteur du bateau.
Dans cette terre d’aventure où chaque jour est un nouveau jour, nous apprenons à nous adapter aux changements pour vivre l’instant présent.

Après une belle nuit à Iquitos, nous voilà immergés dans la ville où les motokars de toutes les couleurs font la course dans les rues. Notre accompagnatrice nous amène dans un resto typique où nous allons goûté à l’art culinaire péruvien. Le groupe rentre en effervescence et en communion et se partage ce délicieux mets dans la joie et le bonheur.

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Après une belle nuit de repos dans un hôtel chaleureux et calme, nous voilà tous ressourcés et dispo pour une balade au marché de Bélen. Nous arpentons les ruelles et longeant la rivière Itaya pour nous enfoncer.

L’entrée dans le marché nous surprend par son pot-pourri olfactif qui nous agresse les narines de tous ces étals et cette variété culinaire. Dans cette chaleur humide où notre corps s’adapte tout doucement.
Nos yeux sont émerveillés de ses couleurs et de ses formes et de ses variétés gastronomiques.

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Le marché nous délivre tous ces trésors variés :
Une palette de fruits, d’épices, de poissons et de viandes de toutes les couleurs et de formes variées et inconnus à nos yeux. Avec envie et hésitation, nous nous laissons transporter à déguster tous ces mets inconnus qui nous sont gracieusement offerts par les commerçants dans une ambiance joviale où nos expressions de première mise en bouche font rires les marchands et le groupe.
Dégustation de Camu Camu, de Carambole, de Brochette de vers grillés, caïman grillé, et de boissons artisanales…

Après le tour du marché, nous sommes revenus en motokars (course poursuite sur la rue Prospero) jusqu’au Boulevard (bord d’Itaya) pour aller boire un jus de fruit.
Oh, surprise, la cousine du chaman – qu’il n’avait pas vu depuis 17 ans – nous aborde avec un groupe de femmes Shipibo pour nous vendre de l’artisanat.

Jours 3 à 5 : Chez l’habitant

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JournalJour4-2Apres le déjeuner, nous prenons la route jusqu’au port de Rumbo Cocha, mini port à côté d’une scierie.

Pour commencer cette grande aventure, nous embarquons dans un petit bateau en bois pour naviguer sur la rivière Nanay en route pour le village de San Pedro où nous allons passer deux jours dans l’hospedaje de Sergio, prof du village, lieu-dit nommé « Los Aguajes » (nom d’un palmier endémique de la région d’Amazonie). Une marche d’une demi-heure dans la forêt mène à l’endroit.

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Repos, baignade pour tous avant de déguster un savoureux poisson cuit à l’étouffée (à la feuille de mishquipanga) accompagné de riz et de manioc.

Levés tôt, petit déjeuner vers 8h, le chaman prépare la plante vomitive depuis 6h du matin (bouillie dans une casserole sur un feu de bois). Nous nous retrouvons prêt de la rivière où nous offrons au chaman nos cadeaux puis il nous sert la plante vomitive pour faire le grand nettoyage intestinal et pour mieux préparer notre première cérémonie chamanique.

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L’après-midi nous allons pêché dans une grande barque, sur le lac voisin tandis que le chaman laisse macérer la Plante de l’Amour dans une grande casserole.

A notre retour, nous nous baignons tous avec la Plante (baño de florecimiento).

Et voilà, à la tombée de la nuit, nous faisons la première cérémonie, très bon nettoyage pour tous, qui se termine vers 2h.

Jour 5 : Les tableaux de Lumières

Le lendemain, nous sommes partis à 9h pour le port de San Pedro. Arrivés au port de Rumbo cocha, nous avons pris un taxi pour le port de Nauta où le bateau nous attendait.
Nous nous sommes installés dans les chambres du bateau où nous allons naviguer 10 jours en remontant le fleuve Ucayali à la rencontre des peuples autochtones et de la forêt amazonienne.

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Nous avons levé l’ancre à 12h30 et sommes arrivés un peu plus tard à la confluence des fleuves Marañon et Ucayali qui donnent naissance à l’Amazone. Nous étions émerveillés par l’immensité de la nature et par les tableaux peints dans le ciel et le fleuve Ucayali.
Avant notre première nuit sur le bateau sur les rives du village Puerto Sol, nous avons fait un débriefing de la première cérémonie où chacun a raconté sa première rencontre avec la plante médecine Shipibo.

Jour 6 : premiers contacts

JournalJour6Le bateau se met en route à 5h. Après le petit-déjeuner, nous partons vers 8h en bateau annexe pour exploration. Notre but est d’entrer dans la lagune du village de Flor de Castaña mais l’eau du canal d’accès est trop basse donc la lagune est inaccessible.

Nous nous arrêtons au village de Nuevo Casa Grande qui comporte 40 familles.Pour y accéder, nous traversons un canal peu profond qui coule sur des grands bancs de sable. A la fin de cette traversée boueuse, un grand arbre couché dans les bras de la terre mère, premier signe de déforestation. Et pendant que nous traversons le chemin forestier qui amène au village, les enfants viennent à notre rencontre et rayonnent de joie. Un moment de grâce d’avoir reçu autant d’amour et de respect par ces enfants souriants.

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Nous découvrons d’abord l’école primaire et le récent collège où les enfants exécutent un exercice de sécurité contre les tremblements de terre. C’est un exercice que les écoles font à échelle nationale au Pérou ce jour-là. Le professeur de l’école nous accompagne pour faire le tour du village : une maison en cours de construction malgré un soleil de plomb et une sensation d’un manque d’oxygène. Une femme âgée écosse des sortes de petits pois séchés dans sa maison en pilotis. Des bananiers avec leurs grandes fleurs mauves, des coconas, des papayers et des châtaigniers péruviens. Nous restons jusqu’à midi avant de rejoindre le bateau en annexe.

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Le village légèrement en aval de Nuevo Casa Grande, sur l’autre rive, parait étrange de loin, toutes les maisons identiques avec toit de tôle et murs peints en vert-blanc. Pas un bon signe. Après prise d’infos, il s’avère que ce village a bénéficié d’une aide du gouvernement régional via le programme « Techo Digno » (« Toit Digne »). Il s’agit d’une aide pour fournir aux habitants ruraux un toit de tôle pour remplacer les toits de feuilles qui s’abiment plus vite. Une fois que les toits sont posés, le gouvernement peint les maisons aux couleurs de son parti politique. Sacré pub pour les élections régionales 2014!!!

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Après le repas et un temps de sieste, le groupe repart en exploration en annexe de 15 à 17h.

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Nous nous arrêtons à Yanashpa, petit « caserio » de quelques maisons très joliment établi (barrière d’arbres en lignes droites, piste de ciment, il y a même un motokar!) mais complètement désert. Nous repérons un joli citronnier autour duquel on pourrait faire une cérémonie mais le ciel menace et il n’y a personne à l’horizon pour demander la permission de rester.

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La piste de ciment rejoint le village voisin qui s’appelle « 11 de Agosto » qui comporte 15 familles mais comme c’est long, nous prenons l’annexe pour nous y rendre. Une pluie torrentielle nous attrape en route, nous montons au village et nous réfugions dans l’ancienne école maternelle en attendant que ça se calme. Deux villageois nous accompagnent ensuite pour faire le tour du village afin d’essayer de repérer un lieu de cérémonie. Aucun ne convient (école provisoire non étanche et maison haute sur pilotis abandonnée, alentours détrempés). Nous nous rendons compte qu’il n’est pas si simple de trouver un lieu adéquat (accès facile et proche du bateau, sol sec, etc) ce qui nous conforte dans l’idée de faire les cérémonies sur le bateau si nous ne trouvons aucun lieu extérieur adéquat.

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Nous décidons de ne pas faire de cérémonie ce soir-là et mangeons un repas simple (riz-omelette) avant de faire un point sur le voyage. Nous ne pourrons pas atteindre Contamana dans les temps et le voyage risque de finir dans le stress (8h de rapido, fatigue, etc). La solution adoptée est de changer le programme, faire un aller-retour sur l’Ucayali en passant par le canal de Puinahua jusqu’à la réserve Pacaya-Samiria et revenir sur Iquitos le 18 octobre avant de prendre le vol de retour.

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Nous passons la nuit à côté du village de 11 d’agosto qui, en 2012, a subi un éboulement de berge. Une partie des maisons, les 2 églises et l’école se sont effondrées dans le fleuve. Beaucoup de gens sont partis s’installer ailleurs. Certaines maisons sont abandonnées dans le village, il semble plus pauvre que Nuevo Casa Grande. La communauté du village était heureuse de notre visite, nous avons fait nos adieux sans savoir qu’il y aura une deuxième rencontre quelques jours plus tard.

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Jour 7 : 2ème cérémonie

JournalJour7Le bateau se met en route à 5h. La visite du jour : Requena, grosse bourgade (plus importante que Nauta) où nous arrivons à 7h30. Sur le port, des bateaux de marchandises, des motokars…

Depuis le port, 15 minutes de marche à pied sur un petit chemin. Attention !! Laissez passer les motokars… Nous avons vu l’unique pont qu’on a aperçu durant notre voyage au Nord de l’Ucayali, des maisons suspendues, des corbeaux, des bateaux cassés et abandonnés…

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Nous arrivons dans un marché assez étendu : couleurs, parfums, saveurs…

Puis nous visitons la place d’Armes et faisons un tour en motokar de la ville… en quête de colmena, miel d’abeille, pour que le chaman puisse préparer un remède pour Sophie.

Le bateau repart à 12h… nous récupérons une personne du groupe qui, tête en l’air, n’avait pas suivi le groupe pour monter dans l’annexe. Sa place ayant été occupée par Pierre qui nous a rejoint plus tard, nous n’avons pas tout de suite remarqué son absence. Un local nous l’a heureusement ramenée sur le bateau avec sa barque!

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Nous naviguons toute l’après-midi : chaleur accablante !! Certains font la sieste dans les chambres, d’autres sur la terrasse du bateau…

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Le chaman prépare un remède à base de jus de canne à sucre, ail et miel qui servira à Sophie pour soigner ses problèmes respiratoires.

Nous arrivons jusqu’à hauteur de Puerto Loreto (arrivée vers 17h45) (inaccessible car relié au fleuve par un canal peu profond) et nous arrêtons pour la nuit un peu plus loin dans un lieu sauvage. Nous avons scruté les berges pour détecter un lieu de cérémonie extérieur (plage, bord de fleuve avec un grand arbre) mais sans succès. Le bateau s’avère décidément le lieu le plus sécurisant et confortable pour réaliser la seconde cérémonie en toute tranquillité, voire les autres cérémonies si nous ne trouvons pas de lieu extérieur adéquat.

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Avant la tombée de la nuit, le groupe prépare le pont supérieur, chacun trouve sa place et la cérémonie commence vers 19h. Le chaman prend vraiment le temps de soigner chacun en profondeur et nous finissons à 3h. Tout se passe dans la tranquillité, environnement serein. Il faut juste ici se prémunir davantage contre les nombreux moustiques !

 Jour 8 et 9 : canal de Puinahua

JournalJour8et9Départ du bateau à 6h pendant que le groupe dort après 8 heures de cérémonie. Nous entrons dans le canal de Puinahua (RNPS – réserve nationale pacaya samiria) à 10h30 et poursuivons la remontée. Peu de villages visibles à l’horizon. Nous contemplons les magnifiques berges qui se défilent : D’une côté, elles sont vertes avec des arbres cassés par les éboulements et de l’autre côté, elles forment des plages de sables.

Arrivée à Manco Capac vers 15h. Le groupe effectue le débriefing de la cérémonie de la veille. Comme il fait noir, nous remettons la visite de Manco Capac au lendemain. José, le timonier, nous rejoint avec sa guitare pour une petite soirée de chant et musique. Chacun avec son répertoire, entre chant lyrique, ballades d’amour péruvienne et chanson française, nous passons un très bon moment. Nous restons au mouillage pour la nuit à Manco Capac.

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Après le petit déjeuner, nous sommes rentrées dans le village de Manco Capac. Un village bien développé, chaque maison possède sa propre poubelle joliment peinte. Certains enfants dessinent sur le chemin de ciment, d’autres jouent avec leurs perruches et tout simplement avec un ballon…

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Pareil que les autres villages, les maisons sont en bois avec des toits en feuilles de palmiers. Contrairement à d’autres villages, Manco Capac possède un réservoir d’eau, un puit et un four à pain

Au bout du village, nous prenons un chemin forestier qui longe un étang: fleurs, papillons, arbres fruitiers, oiseaux…

Au retour, le chaman du village nous accueil chez lui pour nous présenter les produits naturels à base d’écorces d’arbres et de plantes qu’il utilise pour faire des remèdes.

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Après ce beau partage, nous reprenons la navigation jusqu’à Bretaña (capitale du district). Nous profitons des dernières lueurs du jour pour faire le tour du village, très étendu lui aussi, nous sommes surpris de voir un grand nombre de motokars et de motos qui circulent sur une double voie cimentée. On se croirait de retour en ville. La verdure, les couleurs des fleurs et la lune et sa beauté nous accompagnent pendant toute notre visite…

Jour 10 : La réserve Pacaya Samiria

JournalJour10Le groupe part en annexe à 9h sur le Pacaya pour une découverte de 4h. Pendant tout le trajet, une variété impressionnante d’oiseaux et de tortues nous accompagnent et nous émerveillent de leur beauté. Nous faisons un arrêt à l’aller au poste de vigilance communal de Santa Rosa où le groupe de gestion « Les Guacamayos » nous montre leurs plages artificielles d’oeufs de taricayas et de charapas ainsi que les bassins de récolte des bébés tortues à peine éclos. Les tortues sont gardées 4-5 jours après leur JournalJour10-2éclosion pour les rendre plus forte (nourries avec des wamas, petites laitues d’eau) avant d’être lâchées dans la nature. Un nid de Taricaya contient 30 à 40 œufs, celui d’une charapa 300 à 400. Cette dernière est beaucoup plus grosse que la taricaya. Il faut compter 60 à 70 jours d’incubation. Le groupe de manejo relâchera
15 000 tortues et a la permission d’en vendre
19 000 à l’extérieur. La libération des tortues se fait de nuit profitant du sommeil des prédateurs. Elles se nourrissent principalement de wamas, des laitues d’eau.

JournalJour10-3Lors de la ballade nous croisons les espèces suivantes: Oiseaux: mamavieja (rapace), guacamayo vert et jaune, martin pêcheur, camungo (dont le chant ressemble à un aboiement), loros (perruches vertes), paucar, gallinaso, garca grises et blanches, chacana, (poule d’eau marron et blanche), Tuyuyu (grand oiseau blanc avec tête noire et cou rouge), golondrina, cushuri (canard noir). Tortues : Taricayas en grand nombre paressant au soleil sur des troncs. Nous faisons une petite session de pêche, certains chanceux attrapent : piranha rouge, savalo et sardine.

JournalJour10-4De retour au Selva Viva vers 13h, nous reprenons la navigation pour descendre l’Ucayali (descente vers Nauta). A 18h30, nous arrivons au petit rio « Tapishka Warmi Isla », non loin du village « Warmi Isla ». Nous y restons pour la nuit, le Teniente vient en repérage nous assurant de la sécurité de la zone car les habitants effectuent des rondes régulières en peke.

JournalJour10-5Ce soir-là, nous réalisons la 3ème cérémonie, sur le pont du bateau. Elle se terminera peu avant l’aube (4h30), le chaman prenant un temps long de soin pour chacun des participants.

 

Jour 11 : Coup de coeur

JournalJour11Le lendemain matin, nous avons fait le point sur la situation des villages visités et nous avons décidé que 11 de Agosto est notre village coup de cœur : un village où nous étions chaleureusement accueillis malgré que les habitants souffrent encore des conséquences de l’éboulement de berge en 2012. Nous avons alors décidé de faire une halte dans ce village afin de les financer par l’achat de leurs artisanats et par les dons que nous avons apportés avec nous : vêtements et fournitures d’école, de pêches et de coutures et autres.
JournalJour11-3En arrivant au village, les habitants étaient très ravis de nous revoir. Ils nous ont emmenés pour une ballade sur un sentier forestier qui part du village jusqu’à un étang où nous observons entre autre un grand capinuri entouré d’un renaco.  A notre retour, les femmes du village nous aient présenté leur artisanat fabriqué par des fils de palmiers et des graines de protection ramassées dans la forêt. Nous avons fait nos achats et nous avons offerts aux professeurs les matériels que nous avons apportés.

JournalJour11-4Nous avons fait nos adieux et le bateau est reparti à la recherche d’un lieu pour passer la nuit. Sur le chemin, on croise les transporteurs de bois. Nous occupons la soirée à faire le débriefing de la troisième cérémonie puis tout le monde va dormir.

Jour 12 : Averse et étang 

JournalJour12Vers 8h, nous arrivons à Sapuena, le ciel annonce l’averse. Nous avons tous mis nos k-ways pour faire notre visite. Et comme dans tous les villages, le Teniente vient à notre rencontre et nous accompagne dans notre découverte du village qui se finira sous une forte pluie. Nous avons goûté au délicieux jus de camu-camu et au jus de noix de coco.

JournalJour12-2On achète des goyaves brésiliennes (araza), papayes, cocos et camu-camu à une femme du village. De retour au bateau, nos vêtements étaient trempés malgré les k-ways. Dans l’après-midi, nous arrivons à San José de Paranapura. Nous sommes partis faire une marche d’1h jusqu’à un étang paradisiaque accompagné par le chaman du village pendant que le reste du groupe se repose avant la dernière cérémonie.

JournalJour12-3A notre retour, les femmes du village exposent de l’artisanat et tout le groupe sort faire des achats pour offrir des cadeaux ou tout simplement pour encourager les habitants du village. Nous préparons le pont pour la 4ème cérémonie qui durera encore une fois jusqu’à 4h30 du matin, Le chaman Elias prenant le temps de soigner à fond chacun. La plupart regardent le lever de soleil avant de partir faire une sièste.

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Jour 13 : Atelier d’artisanats

JournalJour13Vers 8h, nous partons en annexe pour Jaldar (25 min). Nous faisons une petite marche d’une heure en compagnie de Lino où nous découvrons : les arbres marcheurs, les palmiers pona, tagua et yarina, l’achiote (teinture rouge tirées de graines), pichirina (sève anti septique), arbre chicle (chewing gum), phasmes, chauve souris, mishkipanga, bijao, anona, etc.

JournalJour13-2Après nous réalisons un atelier d’artisanat  avec les femmes du comité d’artisanes : nous avons réussi a créé des bracelets et des colliers. Ensuite, nous leur offrons des fournitures de coutures, des fournitures d’écoles et quelques vêtements.

JournalJour13-3En rentrant au bateau nous croisons les singes apprivoisés d’une auberge qui essayent de monter dans notre annexe dans l’espoir de manger quelque chose.  Ensuite, nous naviguons jusqu’à ce que nous  nous posions en face de Fondo Casual en amont de Nauta. Nous explorons un petit canal jusqu’à la tombée de la nuit (pas mal de poissons, chauves souris, oiseaux), très beau coucher de soleil  sur le Marañon.

JournalJour13-4Ce soir là, nous fêtons l’anniversaire de quelqu’un du groupe et nous trinquons en compagnie de l’équipage. Chants, guitare sur le pont avec José… même le chaman Elias chante pour les quelques uns qui s’attardent, des icaros d’au revoir.

Jour 14 : Offrande à l’arbre sacré

JournalJour14Nous pensions qu’un nouvel obstacle allait perturber le programme du voyage : une grève des transports sur Nauta. Finalement 2 personnes de l’équipage reviennent avec de bonnes nouvelles de la ville : grève annulée, accord trouvé. Nous allons tranquillement effectuer la visite de Fondo Casual où le guide forestier trouve reinettes et anaconda.
Durant tout le voyage, nous cherchions un grand arbre auquel le groupe allait faire des offrandes à la manière shipibo, cadeau à la terre-mère, le voilà enfin : le Renaco géant de Fondo Casual.

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JournalJour14-3Elias dirige la cérémonie, l’énergie du lieu, de l’arbre et du rituel était tellement forte que les photos de toutes les appareils étaient floues…
Après les offrandes, les riverains nous attendaient pour leur soutenir en achetant leur sublime artisanat. Nous rentrons au bateau, chacun laissant un peu de lui-même en terre amazonienne.

Après le repas de midi et les derniers préparatifs de bagages, nous remercions le membre de l’équipage pour leur accompagnement et leur service. Nous prenons un taxi pour Iquitos où nous arrivons vers 16h à l’hôtel. Avant d’avoir un temps libre, nous faisons le débriefing de la 4ème cérémonie jusqu’en fin d’après-midi.

JournalJour14-4Le groupe avait à cœur d’acheter de l’artisanat et broderies Shipibo à Iquitos, notamment à Teresa la cousine d’Elias, pour soutenir sa famille. Après 2 semaines de diètes, nous avons mérité un bon resto pour déguster les plats typiques péruviens.

Jours 15-16 : Le retour

JournalJour15Entre 7h et 9h du matin, dernier tour au marché de Bélen pour certains et des boutiques d’artisanat pour d’autres puis le groupe se rend à l’aéroport d’Iquitos pour prendre son vol pour Lima via Pucallpa où descendra Elias que sa famille attend là-bas.  Nous avons contemplé le chaman descendre de l’avion avec une joie dans le cœur et une chance d’avoir été accompagné par un être d’une grande sagesse et d’un grand amour en espérant revenir le rendre visite dans son village.

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