Voyage 2017

Immersion Chamanique au Pérou

du 04 Septembre au 04 Octobre 2017

Après une longue escapade péruvienne dans la Selva péruvienne, nous voilà de retour en Europe remplis de joie et d’enthousiasme pour continuer à transmettre et diffuser ces techniques ancestrales chamaniques.

Le but de ce voyage était de continuer à soutenir les peuples Shipibo, de contribuer à préserver leur culture et leur savoir et de recevoir des nouveaux enseignements chamaniques. Et également nous avions une mission de soutenir la famille Sinti qui ont perdu en Mars 2017 le fondateur de leur communauté: le chaman Elias Sinti.

Les grandes retrouvailles

L’aventure a commencé en prenant un rickshaw pour traverser la ville de Pucallpa direction le port fluvial.  De la petite bute qui surplombe le port, on aperçoit les impressionnantes cargaisons de bananes, poissons, papayes, mangues, camu camu, bois, ferrailles et autres… On entend des rires, des cris et bien sûr d’houleuses négociations.

pucallpa port amazonieAprès 4 heures en bateau, nous voilà chez la famille Sinti, de grandes embrassades et accolades pour ses retrouvailles chaleureuses avec la famille Shipibo. Les femmes, les hommes et les enfants nous attendaient impatiemment.

IMG_7643Les diètes de plantes commencent par une plante vomitive pour nettoyer le système digestive et pour mieux préparer les cérémonies chamaniques. Et tous les matins, une touche de douceur et d’amour avec les bains de plantes et de fleurs, suivi par des diètes de plantes maîtresses comme la plante de l’amour et les 7 racines, diètes d’arbres maîtresses comme le Boa Sacha et également l’ayahuasca et le tabac. Toutes ces plantes nous apportent purification et protection, ouvrent notre connexion à la mère nature et réveillent nos capacités.

 

Dans ce village, les enfants nous rendent visite 2 fois par jour et nous réclament de leur donner un cours à l’école. Celle-ci ressemble à un grand cabanon entouré d’arbres, une simple pièce où une dizaine d’enfants apprennent le shipibo, l’espagnol et quelques IMG_7693cours botaniques. Les cours sont à des horaires aléatoires en fonction de la disponibilité de la professeur. Etant donné qu’ils leur manquent beaucoup de matériels de base à l’école et dans le cadre de la mission de l’association Terre de Colibris, nous avons apporté différents fournitures scolaires. Malgré cette chaleur humide et l’effet des diètes sur le corps, notre enthousiasme de partager un bon moment avec les enfants est plus fort. Les animations de danse, chant, instruments de musique et dessin surprennent les enfants dotés d’une grande intelligence émotionnelle.

Neten Bea avec la petite fille d'Elias Sinti

Neten Bea avec la petite fille d’Elias Sinti

Pour continuer cette grande aventure, nous commençons notre pèlerinage vers le grand arbre sacré, le manguier,  un arbre millénaire où la communauté Shipibo organise 2 fois par an des grands rituels de bénédiction.

Sur ce lieu sacré, nous allons nous recueillir avec des offrandes, des chants, et des moments de silence et de méditation.  A cet instant magique, un grand papillon bleu, qui a la taille de la main, nous fait un clin d’œil pendant le rituel. La petite Luz Angelica se souvient des moments chaleureux passés avec son grand-père Elias sous le manguier: quelques larmes et pleurs pour exprimer combien il lui manque. Pascal se rappelle également de sa première connexion avec le manguier millénaire, un esprit qui est toujours présent dans ses rituels et sescérémonies.

Pendant la journée, nous croisons les Shipibos avec leurs aiguilles, leurs fils multi-colores et leurs tissus de différentes tailles. Femmes, hommes et enfants brodent les ikaros (les chants de guérison) sur ces tissus qu’on appelle « Tissus-Chants« , l’artisanat principal des Shipibos. Chaque tissu a son histoire, ses couleurs, ses motifs et sa vibration.  

Tissus Shipibo Artisanat

Terre de Colibris – Tissus Shipibo Artisanat

Les chamans de la communauté Shipibo nous convient à une exposition vente de leur artisanats. Terre de Colibris a souvent encouragé les communautés autochtones à continuer à transmettre ce savoir-faire. Pour ce faire et face à cette multitude de choix, nous achetons de l’artisanats à  chacun des exposants.  Leurs tissus reflètent leur beauté intérieur, leur sensibilité et leur connexion avec Le Tout.

Artisanat Shipibo Terre de Colibris

Les enfants shipibos proposent leurs artisanats

 

Notre séjour dans la communauté Shipibo nous fait plonger dans leur préoccupation principale du moment: l’invasion des mennonites. Près de cent familles de Bolivie sont venus au Pérou, il y a quelques mois à peine. Suite à leur arrivée, près de 500 hectares leur ont été vendus et sont partis en fumée, comme première tranche de leur installation. Il semblerait qu’une partie des terres vendues aux mennonites appartiennent en réalité aux indiens shipibos, à la famille Sinti.

Ces indiens sont en fait propriétaire depuis 1975, titre étendu et confirmé en 1993, de 1900 hectares de forêt primaire qu’ils n’ont jamais voulu exploiter, refusant aux colons aux alentours d’entrer dans leur territoire.

Notre présence dans leur village apporte un financement important pour cette communauté Shipibo afin qu’elle puisse se défendre auprès de la Direction Régionale de l’Agriculture de l’Ucayali (DRAU) pour marquer les limites du territoire de Nuevo Ceilan et vérifier qu’aucune terre n’est occupée illégalement et à plus forte raison déboisée outrageusement.

Après tous ces moments de partages, nous quittons la communauté shipibo pour continuer notre parcours dans le nord de l’Ucayali à Iquitos.

L’infiniment vert

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Pour lire la suite de cette belle aventure, rendez-vous plus tard sur le site

En cours de Rédaction

 

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